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El maratón de Roc Laissagais se celebró este fin de semana, el 8 de abril, en Francia, que formaba parte de los UCI World Series, prueba puntuable para los mundiales 2012, en Francia (Ornans).

El maratón, una disciplina aparte
Desde mis principios en competición en MTB, siempre he participado en algunas pruebas de larga distancia. Así, he decidido seguir en la misma linea que en los años anteriores, tomar parte en el Roc Laissagais para intentar una eventual calificación. En la parrilla de salida de las chicas, vemos más de 8 nacionalidades distintas (Belgas, Suiza, Alemán, Rusia, Noruega, Dinamarca…), una diversidad que hace de esta competición una carrera única en el panorama nacional. Además, la presencia de la rusa Anoshina, la actual líder sub23 de la Copa del Mundo XC, eleva el nivel de competencia.

Este tipo de prueba está menos mediatizado que el Cross Country olímpico, que suele disputarse en circuito cerrado de 4-6km de longitud a lo que se efectúan varias vueltas, en un tiempo total de 1h30 a 2h. Mientras que el maratón, para algunos, representa la esencia del MTB, que lo hace un mundo diferente. La gran parte de la temporada, compito más de 80% en XC, porque me gusta la velocidad y superar las dificultades técnicas de los recorridos, permitiendo mejorar su nivel de conducción. Las pruebas de larga distancia exigen calidades distintas, una mayor resistencia mental y física. El ritmo de carrera es más bajo, las subidas se hacen más duras cuando la pendiente se endurece, y a lo largo de la carrera parece que el cuenta kilómetro se detiene. Se necesita adquirir bastante experiencia para ser bueno en esta especialidad.

No he preparado específicamente esta prueba ya que las carreras que he participado han sido principalmente en XC. Sin embargo, suelo mantener varias sesiones de entrenamiento de resistencia para mejorar la capacidad aeróbica. Además, el año pasado, se celebró el Campeonato de Francia maratón en el que conseguí hacer un buen papel tomando la 4a posición en la general Elite féminas. Lo que me daba la confianza necesaria para afrontar la prueba con serenidad.

La carrera
Las lluvias intensas en la víspera de la carrera dejaron el circuito bastante embarrado. Nos esperaba una carrera dificil con tramos de empuja bike. Al darse la salida, las especialistas como Ana Antunes (Campeona de Portugal de maratón) tomaron el control de la carrera. La primera subida larga va poniendo cada una en su sitio. Se forma un pequeño grupo de 4 chicas en el que intento no perder el contacto. En las bajadas, me siento en confianza con la doble y voy apretando para distanciar a mis adversarias. En el kilometro 20, un amiguete me anunció que iba en séptima posición a unos 10 segundos de un grupo de 2 chicas. No quiero precipitarme porque sé que las dificultades empiezan a llegar a mitad del recorrido.

Después de 2h30 de carrera, las chicas que había adelantado, me recogen una a una. Intento mantener mis esfuerzos pero empiezo seriamente a faltar de ritmo, estoy al limite de la ruptura, mis pulsaciones no suben, mis piernas no me responden… Psicológicamente, es muy difícil, paso del séptimo puesto al puesto 14 en menos de 20km, mi moral está por los suelos. Una sensación de vacío en las piernas, sin fuerza, mareo…¿Qué me está ocurriendo ? ¿Seguramente una pájara? Un mal estar que no había sentido desde hace mucho tiempo. Cada subida es un infierno, no supero los 2km/h, casi en equilibrio…que se puede llamar velocidad absurda…Aunque he tomado algunos geles de glucosa, el motor no vuelve a arrancar… Fue una decisión dura me he tenido que retirar en el km 45 por problemas físicos. En fin en todo esto, lo más herido es mi orgullo..

Claro estoy muy decepcionada pero me servirá a entrenar mejor para los próximos objetivos con más volumen de km… Al día de hoy no puedo pretender a una selección en los campeonatos del mundo maratón salvo si corro otra manga en Europa. Tengo que pensarlo. Así me he dado cuenta que un maratón no se prepara en dos semanas. Esta experiencia me recuerda bastante a la de Julien Absalon que había intentado correr los Campeonatos del mundo maratón en 2011 y se tuvo que retirar en los últimos km por las mismas causas.

 2015-04-14-19-12-18

Le Marathon du Roc Laissagais s’est déroulé ce week-end, le 8 Avril, à Laissac, dans l’Aveyron, qui fait partie des UCI World Series qualificatives pour les mondiaux 2012, à Ornans en octobre prochain.

Le marathon, discipline “à part”
Depuis mes débuts en compétition VTT, j’ai toujours pris part à quelques évènements “longue distance” chaque année, , j’ai donc décidé de perpétuer la tradition en participant au Roc pour une éventuelle qualification.
La “start list” chez les filles est très internationale, une vingtaine de coureuses venues de toute l’Europe (Norvège, Suisse, Danemark, Belgique, Allemagne…), et avec la Russe Anoshina, l’actuelle leader de la Coupe du Monde XC.

Le type d’épreuve est moins prisé des coureurs élites qui se focalisent sur les courses dites de “format olympique” et qui consistent à effectuer plusieurs fois une boucle de 4-6 kilomètres, dans un temps total de 1h30 à 2h. Le marathon représente cependant “l’essence du VTT” pour beaucoup, qui apprécient de ne pas tourner en rond sur un circuit parfois trop travaillé.
Pour ma part, je cours en saison plus de 80% du temps en cross courts, car j’aime surtout le côté technique et le fait de travailler des portions pour améliorer mon pilotage. Les longues distances exigent des qualités différentes, et surtout une résistance mentale plus importante. Car presque inévitablement, durant la course, le rythme baisse, les montées deviennent de plus en plus dures, et parfois le compteur kilométrique semble figé !

Les marathons me semblaient plus accessible que les cross courts quand je débutais le VTT car ils n’exigeaient pas de grosses qualités d’explosivité, de relance, de résistance, nécessaires lorsqu’on roule vite et sur des parcours cassants. On peut les faire à allure endurance. Néanmoins, je commence à voir les choses différemment au fur et à mesure du temps et depuis que les distances et le temps me paraissent globalement plus courts : je pense maintenant qu’il faut de l’expérience pour devenir bon en marathon.

Je n’ai pas préparé spécifiquement ce marathon car les épreuves auxquelles j’ai participé ont été surtout des cross courts. Cependant, je garde un bon volume d’entrainement, avec des bonnes séances d’endurance, donc je pense que ça fera l’affaire. De plus, l’année dernière, j’ai participé aux Championnats de France Marathon sur ce même circuit, en décrochant une belle 4ème place, ce qui me permet de prendre le départ avec plus de confiance.

La course
Vu les conditions exécrables de la vieille de course, pluie et froid 6ºC, ont rendu le circuit plutôt glissant et boueux. Je m’attendais donc à une course difficile avec portages. Dés le début de course, les spécialistes prennent le devant et la sélection se fait naturellement dés la première bosse. Je me situe entre la 6ème et 9ème place avec un petit groupe de filles. Dans les descentes, je me sens à l’aise (surtout avec le tout suspendu) ce qui me permet de prendre du temps sur mes adversaires. A 20km, on m’annonce que je suis en 7ème en position à 7 secondes de la 6 et 5ème place. Je ne m’affole pas car je sais que les difficultés commencent à venir au 40ème kilomètre.

Après 2h30 de course, les filles que j’avais doublé regagnent du terrain sur moi, donc, je redouble mes efforts dans les côtes mais je commence sérieusement à manquer de rythme, à être à la limite de la rupture, le coeur ne monte plus, les jambes ne répondent plus… Psychologiquement ça commence à être très difficile, en moins de 20km, je passe de la 7ème place à la 14ème, je prend un gros coup au moral. La sensation de vide dans les jambes, “plus de jus”, mais qu’est ce qu’il m’arrive ? fringale ? coup de moins bien ? Ca faisait très longtemps que je n’avais pas ressentis ce mal être. Chaque montée devient pénible, le compteur ne dépasse le 2km/h…. Bien que je me suis alimentée, le moteur ne repart pas. A 10km de l’arrivée, je décide donc d’abandonner, bien sûr avec beaucoup de déception. L’orgueil en prend un coup !

Forcement déçue, j’ai vu qu’on ne préparait pas un marathon en 2 semaines. J’étais bien au début de course mais après le cap des 2h30, l’organisme n’était pas prêt pour maintenir le rythme marathon. Cette expérience me rappelle celle de Julien Absalon qui avait tenté de courir les championnats du monde marathon en 2011 mais avait dû cédé sur la fin pour les mêmes causes.

A priori, je ne peux prétendre à une sélection aux championnats du monde marathon sauf si je décide de courir une autre manche… Cela reste à réfléchir.

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